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Sainte Colette de Corbie - Santez Koletta.Bis

 Sainte Colette de Corbie« Mon Dieu, mon créateur, mon juge ». Cette parole attribuée à Sainte Colette de Corbie évoque l’époque et la vie de la Sainte.

Colette naît le 13 janvier 1381, à Corbie, en Picardie. Son père est un charpentier, sa mère Marguerite Magon, longtemps en attente d’un enfant, l’aurait mise au monde à l’âge de 60 ans, selon la tradition. Les 2 parents, ayant beaucoup prié St Nicolas, donnent à leur enfant le prénom de Nicolette, d’où Colette.

Les biographes écrivent que la jeune Colette recherche la solitude et est attirée par la prière des moines de l’abbaye bénédictine toute proche. Sa mère la forme a une grande dévotion de Jésus Crucifié. Colette vient au monde à une époque où perdurent la Guerre de 100 ans (1337-1453), le Grand Schisme d’Occident (1378-1417) durant lequel 2 Papes, celui d’Avignon et celui de Rome et pendant quelques années (1409-1415) celui de Pise se disent les successeurs de St Pierre. A ces difficultés politiques, religieuses s’ajoute l’hécatombe démographique provoquée par la « Peste Noire ou Bubonique » qui se propage en Europe  de 1348 à 1350.

Les historiens prétendent qu’au cours de ces années, le tiers de la population européenne disparaît. Ensuite, l’on assiste à de fréquents retours de l’épidémie, qui ,tous les 5 ou 10 ans environ viennent frapper les générations et les individus qui ont été précédemment épargnés.

La piété se centre sur la personne du Christ d’une manière très émotive, à la limite doloriste. De cette époque date le « Stabat Mater dolorosa ». Les prédicateurs cherchent à émouvoir leurs auditeurs en dramatisant les souffrances. Les fidèles sont sensibilisés à la mort et à l’imminence du Jugement Dernier. La mort taraude. Contre l’épouvante, se multiplient les Vierges de piété  « Pieta », les mises au tombeau où la douleur est muette. Il faut se convertir pendant qu’il en est encore temps. Dieu est miséricordieux tant que l’homme est vivant et ce jusqu’à son dernier souffle. Mais quand survient la mort, l’homme affronte son Juge.

Très jeune, Colette prend l’habitude de se mortifier. Vers ses 18 ans, elle perd ses parents. Une période de perplexité et d’expériences diverses commence pour elle ; elle distribue ses biens aux pauvres et aspire à la vie religieuse.

Enfin, elle s’oriente vers la spiritualité franciscaine .Déçue par les adoucissements que les Clarisses ont apportés à leur règle, elle se fait tertiaire de St François et se retire 4 années durant dans un ermitage qu’elle s’est aménagé contre la collégiale de Corbie.

Elle y mène une vie contemplative dans le plus total dénuement et prend conscience que sa vocation est de ramener l’ordre des Clarisses à la rigueur de la règle établie par Ste Claire, fondatrice de l’ordre féminin :  « Les Pauvres Dames » ou Clarisses.

 

Colette réintroduit dans la vie des Clarisses la « très haute pauvreté » qui implique non seulement l’absence de propriété mais un dépouillement véritable. « Cette pauvreté, selon un article de l’Histoire des Saints et de la Sainteté Chrétienne, signé de Sœur Marie Elisabeth est un témoignage à la suite du Christ. Elle est libératrice pour le Royaume.

Ste Colette insiste sur la place primordiale de l’office des heures dans la vie des Contemplatives, sur le climat des prières favorisé par le silence et le retrait du monde… Elle recrée des communautés profondément fraternelles où l’amour mutuel est le lien de la perfection. » De nombreux couvents adoptent la réforme de Ste Colette.

La vie des Saints « Buhez ar Sent » rapporte un miracle de la fondatrice: « Peu  de temps  après la fondation du couvent de Poligny (dans le Jura) une religieuse tomba malade et mourut. Aussitôt après sa mort, elle apparut à Colette « qui demeurait à Besançon » avec une âme pervertie et odieuse, sentant l’enfer : elle avait caché des « choses » à son confesseur. Voyant tout cela  le cœur de Colette était très peiné. Elle prie et supplie Dieu d’avoir pitié de sa sœur.

Elle fait parvenir à Poligny l’ordre de laisser le corps sans sépulture jusqu’à ce qu’elle arrive. A son arrivée, le corps de la morte était dans la chapelle. Colette fait une prière fervente devant l’autel et, au nom de Jésus-Christ, elle commande à la morte de se lever de son cercueil. Celle-ci se lève, tombe à genoux, va trouver son confesseur, lui révèle toutes les turpitudes de son âme et dit aux personnes présentes : « Mon âme allait tomber en enfer ; les prières de l’Abbesse ont empêché ma perte à tout jamais ». Elle s’étend aussitôt dans son cercueil, morte !

Colette meurt à Gand le 6 Mars 1447 entourée de ses sœurs. Malgré de multiples biographies qui entretiennent sa popularité, elle n’est béatifiée qu’en 1536 et canonisée le 24 Mai 1807. Dans « Buhez ar Sent » le texte s’achève sur l’inscription de sa tombe : «  Mignonez tener an Aotrou Doue, rozenn digor, steredenn lugernus, dalc’h sonj ac’homp en eur ar marv »

Tendre amie de Dieu, rose épanouie, étoile étincelante, souviens-toi de nous à l’heure de la mort.


Jean-René Geffroy

 

Secours Catholique

CCFD

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Vatican

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